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L’Espace pourrait devenir le prochain terrain de jeux des publicitaires

le 13 septembre 2018 à 17:19 

Evidemment, La NASA, c’est des fusées, des astronautes, des ingénieurs, mais comme toute entreprise, c’est aussi des gestionnaires, des comptables et surtout de gros besoins d’argent. Dans un marché devenu concurrentiel avec les lanceurs privés comme Space X ou Blue Origin, la NASA a de plus en plus, des difficultés financières. Pour faire face, elle va comme tout le monde mettre le logo d’un annonceur sur les fusées, et faire tourner des spots publicitaires aux astronautes.

Fini les temps merveilleux des “sixties” lorsque la NASA représentait 4,5 % du budget fédéral. Maintenant elle doit se contenter de moins de 0,5 %, soit près de 17 milliards d’euros pour assainir ses finances. Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA, a demandé de renforcer sa marque en vendant les droits d’identification des fusées et des engins spatiaux, et en permettant à ses astronautes de figurer dans des publicités.

La NASA, est donc partie dans un autre style d’exploration, celle qui consiste à trouver tous les moyens de faire rentrer de l’argent. Il serait, en effet regrettable, qu’à l’heure ou le Président Donald Trump veut à nouveau faire de la conquête spatiale, le symbole de “la grandeur restaurée de l’Amérique”, que La NASA ne réponde pas à l’appel.

Pourtant, ce n’est pas la tournure que prennent les choses. Actuellement, ce sont, des entreprises privées qui tiennent la corde, surtout en matière de voyage vers Mars. En effet, depuis pas mal de temps, la NASA ne joue plus qu’un rôle de soutien. Cependant, avec la fusée SLS mise au point en partenariat avec Boeing, qui doit placer en orbite le nouveau vaisseau spatial Orion, afin de transporter des équipages au-delà de l’orbite terrestre basse, elle a une carte à jouer.

En parallèle des avancées technologiques, il faut aussi réfléchir sur la commercialisation d’un tel projet. C’est sur ce sujet, que Science and Technology Policy Institute, un centre de recherche et de développement financé par le gouvernement fédéral, a planché. Il a montré qu’une station spatiale privée pourrait rapporter entre 392 millions et 1 milliard d’euros par an grâce aux droits. Il faudrait tourner des films dans l’espace, participer à des programmes TV, mener des recherches et accueillir des touristes. Toujours selon l’étude, la location d’un module d’une station spatiale pourrait générer jusqu’à 21 millions d’euros pour 60 jours.

Sinon, il y a aussi le classique placement d’annonce. Des annonceurs pourraient mettre leur logo sur les lanceurs comme Pizza Hut en juillet 2000 qui avait payé pour l’apposer sur une fusée russe, ou alors sur les combinaisons des astronautes, à la façon des joueurs de foot. A ce train-là, ce n’est pas un astronaute qui va débarquer en premier sur Mars, mais un livreur de Mac-Do ou Coca-Cola.

Crédit photo : Mat Hampson

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