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Les climato-sceptiques, plus présents dans les médias que les scientifiques

le 15 août 2019 à 5:46 

Un mensonge répété mille fois se transforme en vérité. Cette maxime, que n’a certainement pas vraiment dite Goebbells, le ministre de la propagande nazi reflète assez bien son action. Il a mis en lumière, que pour être convaincante et crue, vraie ou fausse, une information doit d’abord être entendue le plus souvent possible par une personne. Pour cela, les réseaux sociaux constituent une arme idéale. Les climato-sceptiques, l’ont bien compris et ils occupent l’espace médiatique. Une étude montre que ceux qui nient le changement climatique sont 49 % plus présents dans les médias, que les scientifiques et les climatologues reconnus.

L’étude a été réalisée par Nature Communication. Elle a consisté à analyser 100 000 articles de la presse papier ou Internet publiés entre 2000 et 2016. Les chercheurs, ont recensé d’un côté, des citations et les noms de plusieurs centaines de climatologues de premier plan, et de l’autre un nombre égal d’universitaires, entrepreneurs et hommes politiques, qui ne croient pas au réchauffement général ou l’attribuent à des causes naturelles.

Les résultats de ses recherches sont clairs. Alexander Petersen, de l’université de Californie à Merced et son équipe déclarent, “nous avons découvert, que la visibilité des négateurs du climat a été 49 %, plus importante que celle du changement climatique”. Ils insistent en démontrant qu’il ne s’agit pas seulement d’une démultiplication de sources émettrices du message. Dans des médias, pas vraiment à leurs avantages, comme le New York Times, ou le Wall Street Journal, les climato-sceptiques sont plus cités que leurs adversaires.

En fait, d’un côté nous avons la plupart du temps, des scientifiques qui démontrent que le monde a déjà gagné +1°C depuis l’ère préindustrielle, en raison des émissions de gaz à effet de serre, généré par l’activité humaine. Leur but maintenant, est de mettre en garde contre les conséquences de ce réchauffement sur l’humanité. Il s’agit de prendre des mesures pour limiter ou mieux arrêter ce phénomène. L’essentiel de leur activité est centré autour de leurs recherches et moins sur la diffusion de ses recherches. Certaines célébrités médiatiques souvent artistiques, leur accordent leurs voix pour les faire entendre.

De l’autre côté, nous avons beaucoup moins de scientifiques et de chercheurs, ils se limitent à ce que l’on appelle des universitaires. Par contre, on retrouve plus d’entrepreneurs, de politiques, de décideurs, et de communicants. Pour eux, il s’agit de combler la faiblesse de leurs données scientifiques par un battage médiatique plus puissant. Les auteurs de l’étude notent, “ceux qui sont à contre-courant en matière de changement climatique, ont réussi à organiser une voix forte au sein de la communication politique et scientifique”. Le but de ses personnes est de ne pas changer un fonctionnement et une exploitation néfastes pour notre planète, mais bénéfiques individuellement et égoïstement pour leurs affaires.

Comme souvent, il profite de leur force médiatique, pour non pas apporter la preuve de leurs dires, mais surtout pour décrédibiliser et mettre en doute globalement la parole scientifique.

Leur message en la matière, comme sur d’autres sujets, se résume à “soyez lucide, doutez de tout, mais croyez en nous aveuglement”.

Crédit photo : Bruno Parmentier

 

 

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