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Un accord Sécu/médecins pour répondre aux déserts médicaux

le 17 juin 2019 à 8:10 

Nous allons peut-être vers du mieux en ce qui concerne le problème des déserts médicaux. En effet, le Syndicat des médecins libéraux (SML), a annoncé qu’il signerait les accords négociés avec l’assurance-maladie. C’est une étape importante pour la reconnaissance de l’urgence du problème et la nécessité de mettre en place des solutions. Deux dispositifs concernant les “assistants médicaux” et “l’exercice coordonné” vont pouvoir être déployés.
Il faudrait vraiment un incroyable retournement de situation, pour que les propositions du gouvernement ne puissent pas être signées. Le SML, rejoint les deux autres principaux syndicats de la profession, la CSMF et MG France, qui ont déjà donné leur accord pour parapher les deux textes.
Tout ce joli petit monde insiste sur leur volonté de débloquer une situation critique, cependant, ils restent vigilants. C’est pour cela, que le président de SML, Philippe Vermesch a tenu à déclarer à l’AFP, “on a dit banco, on joue le jeu, mais en restant circonspect” face à ces “usines à gaz”.
Rappelons, que le premier texte va permettre la création de 4 000 “assistants médicaux”, mi-secrétaires, mi-aides-soignants, Il s’agit en fait, d’auxiliaires largement subventionnés par la Sécu, qui vont intervenir en partie sur les soins, mais aussi en tant que secrétaire pour décharger les médecins de certaines tâches et leur permettre de suivre plus de patients. Cette mise en place a été négociée uniquement avec les syndicats de médecins. Elle faisait partie des promesses d’Emmanuel Macron d’ici à 2022.

Le second texte concerne les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Ces structures, vont permettre à l’ensemble des professionnels libéraux de santé, de mieux travailler en coordination autour de projets communs. Le texte a reçu l’approbation des syndicats d’infirmiers (FNI), de pharmaciens (USPO, FSPF) ou encore de masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR). Là aussi, on notera la présence financière de la Sécu pour des montants pouvant atteindre 185 000 euros pour les plus petites, 380 000 pour les plus grandes, selon le projet d’accord consulté par l’AFP.

L’Etat voit dans cette mise en place de nouvelles structures, le moyen de désengorger les services d’urgence, en facilitant l’accès aux patients à un médecin traitant et à des consultations sans rendez-vous. Le gouvernement, a fixé un objectif de 1 000 CPTS d’ici à la fin du quinquennat contre environ 200 aujourd’hui.

Crédit photo : Medecine-preventive

 

 

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