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Economie Française : la situation de l’Allemagne plus préoccupante que le Brexit

le 19 septembre 2019 à 17:54 

Cette semaine se tient le 50e conseil économique et financier franco-allemand à Paris. Ce rendez-vous, apparaît médiatiquement moins attractif que les redondades Br-excitantes, concernant la lente et sinueuse sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cependant, il convient de signaler que selon les spécialistes, l’impact du ralentissement économique allemand a des effets très importants sur notre économie. L’Allemagne est le principal partenaire commercial de la France.

Evidemment, un bon scénario à rebondissements avec de truculents acteurs, cela fait toujours recette. Il reste, que la Grande-Bretagne, c’est 5,2 % du commerce extérieur français, elle se situe donc à la septième place de nos partenaires économiques, derrière la Belgique. Cela peut expliquer en partie, la dureté de la France dans les négociations sur le Brexit. De nombreux rapports expliquent globalement, que les entreprises françaises sont d’ailleurs plutôt bien préparées à la perspective du Brexit.

Par contre l’Allemagne, c’est 15 %, donc les enjeux ne sont pas vraiment les mêmes. Cela fait dire, à un responsable de Bercy, “on est quand même beaucoup plus exposé à l’Allemagne, on est plus inquiets pour l’Allemagne que pour le Brexit“. Or, cet important partenaire ne se porte pas aussi bien que cela. On note à ce sujet, de vastes hésitations pour adopter un programme de relance, qui permettrait d’éviter que la première économie européenne ne sombre dans la récession. Il est vrai, que son ministre des Finances Olaf Scholz, ne veut pas prendre de décisions qui entraveraient la conquête du Parti social-démocrate (SPD), qu’il a entrepris en vue des élections 2021.

Du coup, côté français, on se prépare à un ralentissement de l’économie allemande, qui pourrait affecter l’économie française. Pour cela, le gouvernement français a annoncé cette année plus de 10 milliards d’euros de mesures destinées à donner un coup de fouet à l’économie, que ce soit par des baisses d’impôts ou par des mesures en direction des travailleurs les plus pauvres ou des retraités.

Avec un peu d’ironie, on pourrait signaler que ces mesures de relance budgétaires sont celles qui permettent d’aller dans le sens des grandes manifestations, que la France connaît sous l’appellation “gilets Jaunes”. Ce qui n’est pas vraiment possible, lorsque c’est la grogne intérieure qui le réclame, le devient pour atténuer les effets du ralentissement allemand.

Oliver Garnier, directeur général de la Banque de France, en charge des Etudes et des Relations internationales, explique “il y a des marges non seulement par rapport aux règles européennes, mais même par rapport à ces règles intérieures, il y a des marges pour faire de la relance budgétaire“. L’économie française veut s’assurer, qu’elle est en mesure de surmonter le coup de frein allemand.

Crédit photo : hakon sataoen

 

 

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