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Burundi : une production de café record

le 25 juin 2018 à 5:19 

Il convient de saluer les résultats économiques concernant la production de café du Burundi. Le pays qui est spécialisé dans la production de café cerise devrait dépasser largement les prévisions officielles pour la campagne 2018. Au-delà de ses bons chiffres, il convient surtout de saluer les efforts qui ont permis ces résultats encourageants.
La nouvelle, a bien sûr été annoncée par le ministre Burundais de l’Eau, de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement, Déo-Guide Rurema. Il a tenu à faire part de la satisfaction générale pour l’ensemble de ces résultats. Il a précisé, “nous espérons que nous allons avoir une production de café vert qui se situe entre 20 000 et 22 000 tonnes”, a déclaré le ministre lors d’un point de presse.
Il n’y a aucun miracle dans ces bons résultats, ils sont la conséquence de mesures parfaitement judicieuses et bien appliquées. Par exemple, le gouvernement burundais a contraint les différents organismes de tutelle à travailler avec l’ensemble des partenaires du secteur. Ainsi, ils ont allié leurs efforts avec les différents opérateurs du secteur. D’autre part, Déo-Guide Rurema a expliqué que des mesures visent à soutenir et à encourager la production locale qui trouve ainsi plus facilement des débouchés. Il peut donc conclure que “tout cela a encouragé la population à encore considérer le secteur du café comme le secteur promoteur de leur développement”.
Néanmoins, tout cela n’aurait pas été possible sans un assainissement efficace de la filière. Ainsi, une collaboration avec le ministère de l’Intérieur a été mise en place pour lutter de manière plus efficiente contre la fraude. Pour cette lutte, il a fallu mobiliser les efforts des ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur, et de la Formation patriotique et du Développement local. Cela a conduit à la mise en place d’un ensemble de mesures qui s’étendent également au secteur des transports. Selon Pascal Barandagiye, ministre de l’Intérieur, la réglementation en matière de transport du café a déjà produit des effets positifs en 2017. Le ministre a expliqué de manière très ferme “comme cela été le cas l’année dernière, la réglementation en matière de transport du café depuis les stations de lavage jusqu’aux usines reste de rigueur, celui qui tentera de faire la fraude du café verra son camion saisi définitivement. Le café sera vendu aux enchères et le produit de la vente sera attribué à la commune d’origine de ce café”.

Les mesures sont à la hauteur des enjeux, car n’oublions pas que la culture du café est la principale source de devises pour le Burundi, et reste donc avec le thé, un secteur clé de l’économie du pays. Ils sont près de 600 000 ménages ruraux, au Burundi à pratiquer la culture du café, d’après les chiffres officiels de 2017. Ces résultats et les moyens pour y arriver peuvent aussi servir de bon exemple pour bien d’autres secteurs et pays en Afrique.

Crédit photo : Dave Proffer

 

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