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Monde : le cacao ivoirien se renforce en Afrique

le 26 octobre 2015 à 0:08 

Le cacao ivoirien, un enjeu d'ampleur pour le pays

Le cacao ivoirien, un enjeu d’ampleur pour le pays

Sous l’impulsion des membres fondateurs du Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI), dont fait partie Loïc Folloroux, PDG d’Africa Sourcing et ancien directeur Afrique d’Armajaro Trading, le secteur du cacao ivoirien connait une réforme d’ampleur.

Contribuant à 20 % du PIB ivoirien, “l’or brun” représente une manne financière capitale pour la Côte d’Ivoire, et ce, même en temps de crise. Preuve du dynamisme du pays sur le marché international, l’année 2014-2015 s’annonce comme une année record en matière de récolte de cacao. Les ivoiriens ne veulent désormais plus se limiter à un rôle de simple exportateur et pour la première fois dans l’histoire du pays, une chocolaterie a récemment vu le jour près d’Abidjan.

Afin de soutenir ce nouvel élan du secteur et conscients des futurs enjeux de ce marché porteur, les décideurs politiques et économiques ivoiriens ont décidé de mener une refonte totale du système. Le but : renforcer la place de la Côte d’Ivoire sur le marché du cacao par la constitution de grands groupes exportateurs, aptes à s’adapter à un monde globalisé et à une situation économique toujours fragilisée.

Destiné à remplacer le “trop plein” de petits exportateurs, incapables d’opérer en propre et ne pouvant certifier une qualité suffisante et à endiguer la dangereuse baisse des prix qui gangrène le secteur, le GNI désire retravailler l’allocation des contrats internationaux dans une perspective plus avantageuse pour les ivoiriens.

En effet, pour Loïc Folloroux et les autres membres fondateurs du GNI, des critères stricts doivent désormais présider à l’allocation des contrats par le Conseil du Café – Cacao, organisme indépendant chargé de régir le secteur. Désormais, l’ancienneté du groupe, son expertise dans le domaine, le tonnage précédemment exporté ou encore le nombre d’employés devraient être autant de facteurs précisément étudiés par les différents acteurs économiques du secteur.

Mais pour le GNI, l’heure est aussi à la préparation de l’avenir et à la consolidation entre grands groupes et population ivoirienne, via la création d’une école des exportateurs de fèves, destinée à la formation des futurs cadres du secteur, qui seraient directement puisés au sein de la société ivoirienne.

Enjeu économique majeur, le cacao représente donc une manne économique d’importance que les décideurs ne souhaitent pas négliger, surtout face à une concurrence mondiale accrue.

 

 

 

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