Sommet des pays arabes a Tunis : l'union face aux prise de position des Etats-Unis - Donne Ton Avis
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Sommet des pays arabes à Tunis : l’union face aux prises de position des Etats-Unis

le 2 avril 2019 à 18:06 

N’importe quel Machiavel de service vous le confirmera, rien ne vaut un ennemi commun pour ressouder les troupes et faire taire les dissensions. C’est ce qui arrive actuellement avec la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté israélienne sur une partie du plateau du Golan. Inadmissible pour de nombreux dirigeants des pays arabes, qui se sont réunis en sommet annuel à Tunis.

Il fallait bien cela pour arriver à rassembler par exemple l’émir du Qatar et le roi d’Arabie Saoudite dans une même réunion, même si Cheikh Tamim ben Hamad al Thani, l’émir du Qatar, n’a assisté qu’à la séance inaugurale avant de quitter la Tunisie, immédiatement après. Cependant, la photo restera pour la postérité.

Cette réunion a eu pour but de condamner la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté israélienne sur une partie du plateau du Golan, prise à la Syrie en 1967, puis annexée par l’Etat hébreu en 1981 et de réaffirmer la souveraineté syrienne sur le Golan. C’est ce que le roi Salman d’Arabie Saoudite a déclaré aux autres monarques, présidents et chefs de gouvernement des pays membres de la Ligue arabe, rassemblés dans la capitale tunisienne. Il y avait quelques absences facilement compréhensibles, comme le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le président soudanais Omar Hassan al Béchir, qui doivent gérer de vastes mouvements de contestation dans leur pays. Plus paradoxal, alors que son pays est au cœur des débats, le président syrien Bachar al Assad, n’était pas présent. Le pays, a été suspendu des instances de la Ligue arabe, après le début de la guerre civile en 2011.

C’est donc sans lui, que le président tunisien Beji Caïd Essebsi, a rappelé que les dirigeants arabes restaient très sensibles à la cause palestinienne. Celle-ci est indissociable d’une réelle stabilité régionale. Au passage, il conteste la prise de position de Washington en prônant pour l’établissement d’un Etat palestinien ayant Jérusalem pour capitale. Contrairement au plan de paix annoncé depuis des semaines par les Etats-Unis et élaboré par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, la Ligue arabe propose la paix avec Israël en échange de territoires occupés, et en rejetant toutes initiatives qui ne seraient pas conformes aux résolutions de l’ONU.

Cette réunion, s’est déroulé sous l’œil du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Celui-ci s’est dit favorable à tout règlement du conflit syrien, qui garantit l’intégrité territoriale de la Syrie, « y compris sur le plateau occupé du Golan ».

Une jolie parenthèse unificatrice pour les pays arabes qui vont pouvoir, comme tout le monde, retourner à leurs petits conflits, tracas et divisions quotidiennes. En effet, qui n’a pas ses mouvements de révolte internes ou des conflits, pour affirmer sa présence dans la région. On peut donc imaginer que l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Yémen, par exemple, ne sont pas partis ensemble, une fois la photo de groupe terminée.

Crédit photo : pixabay

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