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La communauté internationale lance depuis Paris un appel “au pardon” en Libye

le 2 septembre 2011 à 14:26 

Les participants à la conférence internationale de soutien à la Libye ont lancé jeudi soir à l’issue de leurs travaux à Paris un appel au “pardon” et à la réconciliation dans ce pays, en proie depuis six mois à un soulèvement populaire visant à renverser le régime de Mouammar Kadhafi.

En Libye, “rien ne peut se faire sans la réconciliation et sans le pardon”, a souligné le président Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse conjointe, animée au terme de la conférence qui a réuni une soixantaine de pays et organisations internationales dans la capitale française, dont l’Algérie, représentée par son ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci.

Les participants à cette réunion à huis-clos se sont aussi prononcés pour la poursuite des frappes de l’Otan “tant que M. Kadhafi et ses partisans seront une menace pour la Libye”, a ajouté le président français. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a affirmé que l’Otan et ses alliés continueront leurs actions militaires “tant que nécessaires”, estimant que “c’est le peuple libyen lui-même qui a libéré la Libye”.

Le président du Conseil national de transition – (CNT-rébellion), Mustapha Abdeldjalil, a, de son côté, affirmé que l’heure en Libye est au “pardon et à la tolérance”, signalant que “l’islam encourage la réconciliation” et que la rencontre de Paris avait, entre objectifs, d’”éviter les actes de vengeance” entre Libyens.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est prononcé, lui, pour l’envoi rapide d’une mission en Libye. “J’ai l’intention de travailler étroitement avec le Conseil de sécurité pour mandater une mission de l’ONU, qui devra débuter ses opérations dans un délai le plus court possible”, a-t-il déclaré, annonçant une “réunion de haut niveau sur la Libye”, le 20 septembre prochain, en marge de la session de l’Assemblée générale de l’ONU qui débute le 13 septembre à New York.

“Le défi immédiat est d’ordre humanitaire”, a encore dit Ban Ki-moon. “Environ 860.000 personnes ont quitté le pays depuis février, en comptant les travailleurs étrangers. Les services publics sont dans un état critique, notamment les hôpitaux et les cliniques et il y a un problème de pénurie d’eau”, a ajouté le secrétaire général de l’ONU dont le coordinateur pour les opérations humanitaires se trouvait jeudi dans la capitale libyenne.

Au-delà des besoins humanitaires immédiats, Ban Ki-moon a dit avoir confié les préparatifs d’une mission à Ian Martin, son conseiller spécial pour la planification post-conflit, qui devait partir à Tripoli immédiatement après la conférence de Paris

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