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Le Burkina Faso va-t-il dans la bonne direction ?

le 5 janvier 2015 à 18:07 

Burkina_FasoAprès la révolution du 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso, le mouvement du balai citoyen, multiplie les revendications au nom de la charte de la transition. Cette situation renforce notamment la prédiction de Jean-Yves Ollivier dans une tribune du Nouvel Obs. Selon ce dernier, il est de plus en plus probable que « certains garants de la stabilité au sud du Sahara, aujourd’hui honnis, seront demain plébiscités »… Pour éviter que la situation ne se dégrade, le Fonds Monétaire International a d’ailleurs annoncé son intention de poursuivre le plan triennal approuvé en décembre 2013.

A l’avant-garde de ces contestations, le secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina, Bassolma Bazié, assure que les revendications sont « légitimes, légales et justes ». Néanmoins, les troubles nuisent à la stabilité du pays et à son activité. Pendant ce temps, l’ancien président Blaise Compaoré est arrivé en Côte d’Ivoire, où les autorités le considèrent comme un «faiseur de paix»  depuis qu’il a parrainé les accords de paix d’Ouagadougou en 2007.

L’ancien conseiller de Jacques Chirac, Jean-Yves Ollivier s’interroge ainsi : « Est-ce assez pour conclure qu’un pouvoir qui dure est nécessairement un pouvoir dur, voire une dictature ? Autant faire l’éloge de la “valse des cabinets” ». Il est vrai que la jeunesse burkinabé n’a jamais été gouvernée que par Blaise Compaoré, mais les aspirations au changement conduiront-elles vraiment au progrès ? Avec les bonnes performances économiques du pays et la liberté de la presse, le challenge à relever pour le nouveau pouvoir est de taille.

L’analyse du représentant des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Saïd Djinnit est assez éclairante : « La paix en elle-même n’est pas le principal problème. C’est la gouvernance, la gouvernance politique et économique. La mise en place d’organismes de gouvernance économique passe par la stabilité et pas forcément la démocratie. Même dans les pays qui ne sont pas démocratiques, tant qu’il y a de la stabilité, les affaires marchent. La stabilité de longue durée repose sur la démocratie ».

En attendant de retrouver une « stabilité de longue durée », c’est le Fonds Monétaire International qui se charge d’assurer la continuité des efforts économiques. En dépit du renversement du pouvoir les politiques politiques économiques resteront donc inchangées pour atteindre les prévisions de croissance du FMI soit environ 5% en 2014 et en 2015. Mme Redifer, chargée de mission au FMI, rappelle notamment qu’en « ce qui concerne la croissance inclusive, les autorités ont souligné la nécessité de l’investissement dans l’éducation et la création d’emplois pour les femmes et les jeunes comme des priorités essentielles, ainsi que dans la santé, la sécurité, la gouvernance et la justice »…

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