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Le business de la chirurgie de l’obésité dans le collimateur

le 9 octobre 2019 à 8:02 

L’IVG sera remboursée à 100%L’obésité est un mal qui “grossit” dans notre société. Du coup, c’est un vrai business qui se “nourrit” de cette nouvelle angoisse de pays privilégiés. Au diable le combat quotidien et fastidieux contre les causes de ce phénomène, nombreux sont ceux d’entre nous qui préfèrent avoir recours à la chirurgie. Cependant, comme partout en la matière, on peut être confronté au meilleur, comme au pire. La ministre de la Santé Agnès Buzyn, a donc annoncé que la chirurgie de l’obésité, dont la fréquence a triplé en dix ans, va être “mieux encadrée et sécurisée”.

En ligne de mire, la chirurgie bariatrique. Elle consiste, par différentes techniques à modifier l’anatomie du système digestif pour restreindre l’absorption des aliments et diminuer ainsi l’apport calorique des personnes souffrant d’obésité sévère. L’exemple le plus classique, est notamment l’anneau gastrique. Pour pratiquer cela, les centres hospitaliers seront dans quelques mois soumis “à une autorisation”. Il s’agit de mettre en place quelques critères de qualité à respecter. Cela concerne surtout, le suivi des patients en cas de complications, qui peuvent survenir pour près d’un patient sur quatre, pour certains types d’opérations.

Il s’agit aussi de limiter le recours de cette pratique, pas complètement anodine et sans danger, aux patients qui en ont réellement besoin. Les autorités sanitaires entendent appliquer “des logiques de parcours gradués, offrant le bon soin au bon moment”. Pour cela, un meilleur suivi sera mis en place avec une meilleure coordination du parcours des patients obèses entre la médecine de ville et l’hôpital, et entre les différents professionnels de santé, notamment en cas de complications. Cette coordination, sera l’apanage de 37 centres spécialisés de l’obésité (CSO), qui seront aussi chargés de diffuser les bonnes pratiques de prise en charge de cette maladie chronique complexe.

Le ministère en profite pour réaffirmer comme souvent, la primauté de la prévention, car huit millions de Français adultes souffrent d’obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30), dont 500 000 sous une forme sévère. Pour cela, la priorité est donnée à la promotion de bons réflexes alimentaires, dès le plus jeune âge et le déploiement du Nutriscore, un système d’étiquetage nutritionnel simplifié des aliments.

Le gouvernement espère ainsi “réduire de 15 % la prévalence de l’obésité chez l’adulte et de 20 % chez l’enfant d’ici 2023”.

Crédit photo : femme ventre

 

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