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Football et violences conjugales, les pires “fautes” sont à l’extérieur du terrain

le 10 juillet 2018 à 18:36 

Les effets de la Coupe du monde sont loin d’être tous positifs. Les nerfs des amateurs plus ou moins avertis de ballons, sont soumis à rude épreuve. Ce n’est certainement pas la seule explication, ni l’excuse que retient une étude, qui a montré la corrélation entre les matchs de la Coupe du Monde et l’augmentation des violences conjugales. Cette étude, a donné lieu à une vaste campagne d’affichage, lancée en Angleterre. Il serait en effet temps, que les cartons rouges sortent pour certains excités devant leurs télés.
La campagne a été menée par Le National Centre for Domestic Violence, une association britannique qui milite contre les violences faites aux femmes. Le slogan est simple et choc, “si l’Angleterre est battue, elle le sera aussi”, lit-on, au-dessus d’un visage de femme ensanglanté, dont les stigmates forment la croix du drapeau de la Grande-Bretagne.
Les résultats retenus sont surtout ceux de l’étude menée par l’université de Lancaster, en 2013. Elle a pris en compte les violences faites aux femmes durant les Coupes du Monde de 2002, 2006 et 2010, dans le comté de Lancashire. Cette étude, publiée dans le Journal of research in Crime and Delinquency, a montré que ces abus augmentent de 38 % quand l’Equipe nationale perd, et de 26 % quand elle gagne ou fait égalité.
Encore plus dramatique, l’étude a même démontré, que quel que soit le résultat, les cas de violence augmentent de 11 % le lendemain d’un match de l’Equipe nationale. A la tension due à l’attente du résultat, il faut rajouter comme facteurs classiques dans les violences conjugales, la consommation d’alcool.
De même, que l’attitude de certains change quand ils sont au volant de leurs voitures, de nombreux supporters selon le criminologue Stuart Kirby, qui a coordonné l’étude, “commettront pour la première fois des violences conjugales lors des matchs” en raison de “facteurs étiologiques”.

Pour sa part, Katie Ghose, directrice générale de l’organisation caritative Women’s Aid, explique clairement que ce n’est pas le sport qui est en cause, mais l’attitude et l’ambiance machiste qui règne chez certains supporters qui en profitent “pour se lâcher”. Elle considère que, “leurs attitudes sexistes, leurs chants et leurs comportements, créent un environnement où les femmes sont rabaissées et dévalorisées”.

Crédit photo :  Papa_is_a_razzi

 

 

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