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Syrie : L’Occident lance son offensive contre El-Assad

le 12 mai 2011 à 16:40 

Le régime syrien subira-t-il le même sort que celui de Kadhafi ? En tout cas, l’Occident a déjà lancé son offensive contre le président Bachar El-Assad et son cercle rapproché.

A New York, le Conseil de sécurité de l’Onu a lancé mardi une nouvelle tentative de condamnation de la Syrie. La Grande-Bretagne mène les tractations en exploitant le refus de Damas de laisser une mission humanitaire d’évaluation de l’Onu de se rendre à Deraa. Londres espère, de ce fait, aller rapidement cette semaine au Conseil de sécurité, selon certains diplomates du Conseil qui considèrent qu’elle essaye de réunir des soutiens à une résolution ou une déclaration. «Les événements en Syrie empirent, tout le monde peut le voir. La clé sera d’obtenir le soutien de l’Inde, de l’Afrique du sud et du Brésil», ont-ils indiqué.

Mais les efforts occidentaux se sont heurtés à l’opposition de Moscou et de Pékin et d’autres pays des quinze nations du Conseil de sécurité, qui jugent que les bombardements aériens en Libye sont allés plus loin que cela n’était prévu par le mandat de l’Onu. Outre l’adoption d’un nouveau train de sanctions, les pays occidentaux renforcent leur campagne pour empêcher la Syrie d’obtenir un siège au Conseil des droits de l’homme lors d’un vote la semaine prochaine. En effet, la Syrie est l’un des quatre candidats -avec l’Inde, l’Indonésie et les Philippines- aux quatre sièges vacants au Conseil des droits de l’homme qui doivent être attribués pour le groupe Asie à l’Onu. A Strasbourg, les débats ont déjà donné un premier verdict. Hier, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a annoncé que le Parlement européen a révisé ses sanctions à l’encontre du régime syrien pour exercer «le maximum de pression politique possible» sur El-Assad.

«Nous avons commencé par treize personnes directement impliquées dans la brutale répression des manifestations en Syrie, et nous allons revenir sur la question cette semaine», a-t-elle indiqué. Le frère cadet du président syrien, Maher, chef de la Garde républicaine, figure en tête de liste de ces 13 responsables sanctionnés par l’UE. Bruxelles a, en outre, décidé le gel de sa coopération et un embargo sur les armes. Mme Ashton avait été interpellée auparavant par de nombreux eurodéputés sur l’absence du président syrien sur cette première liste de sanctions.

Dans une première réaction aux tentatives occidentales pour le condamner, le gouvernement d’El-Assad a chargé une commission pour élaborer, dans un délai de deux semaines, une nouvelle loi électorale. Dans une déclaration à l’agence officielle Sana, le vice-ministre de la Justice, Najm al-Ahmad, nommé président de la commission, a précisé que la commission examinera les lois en vigueur dans d’autres pays et contactera des spécialistes pour élaborer une loi électorale similaire aux meilleures lois en vigueur dans le monde.

Sur le «Front», l’armée a renforcé son emprise sur les foyers de contestations, bouclant des quartiers et procédant à de nombreuses arrestations. Hier matin, des tirs d’obus et d’armes automatiques ont été entendus à Homs, -en état de siège depuis jeudi-, en provenance des alentours du quartier résidentiel de Baba Amr et des villages avoisinants. Des chars étaient encore positionnés dans le quartier Sittine alors que mardi, une cinquantaine de blindés ont été aperçus sur une route près de la ville. A Banias, également encerclée, l’armée continue de rechercher des chefs de file des manifestations qui n’ont pas encore été arrêtés. L’agence Sana a, de son côté, annoncé que deux militaires ont été tués et cinq autres blessés dans des heurts entre l’armée et des groupes «terroristes» dans la province de Deraa et à Homs.

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