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Royaume-Uni : le mystérieux empoisonnement d’un ex-espion russe

le 13 mars 2018 à 11:27 

Ce n’est pas tout à fait du James Bond, mais tout de même, l’affaire se passe en Angleterre avec des espions russes, il faut bien avouer que tous les ingrédients sont réunis. D’ailleurs, même la Première ministre britannique Theresa May, s’est fendue d’une déclaration faisant état que “la Russie est très probablement responsable de l’attaque à l’agent innervant de type militaire, contre un ex-espion russe et sa fille à Salisbury“. En effet, Sergueï Skripal, est hospitalisé entre la vie et la mort depuis le 4 mars avec sa fille Youlia.

Sergueï Skripal, n’est pas n’importe qui, c’est un ancien colonel du service de renseignements de l’armée russe (GRU) de 66 ans. En 2006, il avait été accusé par Moscou de “haute trahison” pour avoir vendu des informations au renseignement britannique, et il a été condamné à treize ans de prison. Il a été échangé en 2010, au cours d’une transaction entre Moscou d’une part, Londres et Washington de l’autre. Durant cet échange, la Russie avait ainsi libéré un agent double interpellé sur son territoire contre dix espions russes qui avaient été libérés par Washington.

Depuis, Sergueï Skripal menait une vie sans histoire apparente dans un petit pavillon de la petite ville de Salisbury. Arrive la date fatidique du 4 mars, durant laquelle Skripal, et sa fille Youlia 33 ans, venue lui rendre visite de Russie, ont déjeuné au restaurant italien Zizzi, et ont bu un verre au pub The Mill. Quelques heures plus tard, la police est alertée par des témoins qui signalent leur présence sur un banc du centre commercial The Maltings, dans un état critique. Skripal et sa fille, sont immédiatement hospitalisés. Le premier policier en contact avec eux est lui aussi pris en charge dans un état grave.

La police parle très rapidement de substance toxique, et révèle le 7 mars avoir identifié un agent innervant, “très rare” selon la ministre de l’Intérieur Amber Rudd. Lundi, Theresa May affirme qu’il s’agit d’un agent innervant de “type militaire”, du groupe des agents “Novichok” mis au point par la Russie.

Tout indique donc, que la Russie est derrière tout cela. Cependant, soit l’attaque a été commise par l’État russe, soit il a perdu le contrôle d’un agent ultra dangereux.

Il reste à déterminer les raisons profondes de cet empoisonnement. Faute de renseignements précis, la porte est ouverte à toutes les conjonctures, les hypothèses plus ou moins farfelues, et même les délires complotistes les plus rocambolesques. En attendant, que fait James Bond ?

Crédit photo : Jérôme Franck

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