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Le Brésil de Bolsonaro : intolérance et censure sur les réseaux sociaux

le 13 mars 2019 à 8:39 

Au Brésil, il ne fait pas bon en ce moment s’opposer au clan Bolsonaro. Ceux qui osent émettre certaines remarques sur la manière de faire et sur les options prises par le nouveau maître du Brésil, doivent subir les foudres de ses supporters. Les déchaînements de critiques, et même de menaces vont bon train, notamment sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, les cibles privilégiées sont les opposants déclarés à Jair Bolsonaro, ceux qui ont fait campagne contre lui. Cependant, personne n’est à l’abri, surtout en cas de remarques désobligeantes.

C’est ce qui est arrivé au journaliste d’opinion, Reinaldo Azevedo. Celui-ci a vu son blog piraté et censuré, après avoir critiqué le “clan” du président Jair Bolsonaro, au pouvoir depuis le début de l’année. Pourtant, Reinaldo Azevedo est loin d’être un militant d’extrême gauche en lutte contre le président actuel. Au contraire, c’est un polémiste de droite, qui a même été un farouche adversaire de Lula et des gouvernements de gauche.

Reinaldo Azevedo, a eu le malheur de prendre la défense de Lula, après la mort de son petit-fils Arthur, victime d’une méningite à 7 ans. Comme cela est prévu par la loi, l’ancien président qui purge actuellement une peine de prison, a reçu une permission pour assister aux obsèques de son petit-fils.

Scandale dans les rangs de l’extrême droite brésilienne, qui s’est déchaîné sur les réseaux sociaux. Ces attaques, ont révolté Reinaldo Azevedo, qui l’a fait savoir sur son blog. Le journaliste, bien qu’adversaire farouche de Lula, lui a donc témoigné son soutien dans ses tristes moments.

Il a suffi de quelques heures pour que son site soit envahi par des hackers et son article a même été censuré. Il faut dire, que parmi ces terribles messages contre Lula, un des plus implacables est l’œuvre d’un certain député du nom d’Eduardo Bolsonaro, qui n’est autre que le fils du président Jair Bolsonaro.

Tout ceci montre à quel point les esprits sont chauds et le climat d’intolérance se met en place au Brésil. Le cas de Reinaldo Azevedo n’est hélas pas isolé, car d’autres voix discordantes ont déjà été réduites au silence, il touche cette fois une personne qui n’est pas un opposant.

Reinaldo Azevedo, a juste remis les choses à leur place et a rappelé que nous parlons aussi de la mort d’un enfant et non plus de politique. Cela se passe au Brésil, mais cela pourrait facilement se passer ailleurs et se généraliser.

Crédit photo : ken treloar

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