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Etat palestinien : La Ligue arabe soutient une reconnaissance à l’ONU

le 14 septembre 2011 à 6:59 

La Ligue arabe se réunissait hier au Caire pour soutenir une reconnaissance à l’ONU d’un Etat palestinien, en présence du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, critique virulent d’Israël, en tournée dans plusieurs pays du «printemps arabe».

La réunion de l’organisation panarabe, qui a débuté en milieu de journée, survient alors qu’à Washington le président Barack Obama a affirmé qu’une telle demande de reconnaissance constituerait une «diversion» qui ne résoudra pas le conflit avec Israël. La direction palestinienne a confirmé son intention de présenter cette demande d’adhésion aux Nations unies pendant la session annuelle de l’Assemblée générale à New York le 20 septembre. Les Etats-Unis ont indiqué qu’ils opposeraient leur veto à une initiative au Conseil de sécurité.

La Russie, en revanche, appuie la démarche palestinienne, tandis que l’Union européenne est encore divisée. Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que les Palestiniens étaient déterminés à présenter cette demande à l’ONU, malgré les «menaces» américaines de suspendre leur aide financière. Lundi, les ministres des Affaires étrangères arabes, qui recevaient Abbas au Caire, ont exprimé leur volonté de l’aider à réunir des soutiens pour son projet. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a déclaré que «les consultations et les communications allaient se poursuivre pour atteindre l’objectif» d’une adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a déclaré qu’un groupe de pays dirigé par le Qatar et comprenant l’Egypte et la Jordanie allait plaider cette cause auprès de la communauté internationale. Pour lui, une reconnaissance onusienne n’empêchait pas une reprise des négociations avec Israël, suspendues depuis septembre 2010 en raison des désaccords sur la colonisation israélienne.

Erdogan, arrivé lundi soir au Caire, devait prendre la parole devant la Ligue arabe, dont son pays n’est pas membre, puis rencontrer Abbas dans l’après-midi. L’Egypte est la première étape d’une tournée du Chef du gouvernement turc dans les pays où le «printemps arabe» a renversé les dirigeants autocratiques au cours des derniers mois. Il doit se rendre mercredi en Tunisie, et jeudi en Libye. Lundi, Erdogan a déclaré en quittant Istanbul pour Le Caire qu’il ne se rendrait pas dans la Bande de Ghza, un déplacement évoqué précédemment. «Ma visite à Ghaza est hors de question» actuellement. Un tel déplacement dans ce territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste radical Hamas n’aurait pas manqué d’envenimer encore un peu plus les relations, déjà très tendues, entre la Turquie et Israël qui considère le Hamas comme un «mouvement terroriste».

La Turquie a expulsé l’ambassadeur d’Israël en raison de la crise liée au raid israélien de 2010 contre un ferry turc qui tentait de forcer le blocus imposé par Israël à la Bande de Ghaza. Neuf militants turcs avaient été tués. Cette visite au Caire survient alors que les relations entre l’Egypte et Israël traversent aussi une phase délicate après l’attaque par des manifestants de l’ambassade israélienne dans la capitale égyptienne vendredi. Erdogan doit rencontrer le chef du conseil militaire au pouvoir depuis la chute du régime du président Hosni Moubarak en février, le maréchal Hussein Tantaoui, ainsi que le Premier ministre Essam Charaf.

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