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ONG, de bonnes intentions, mais des méthodes parfois contestables

le 15 mars 2019 à 4:34 

Le monde des ONG, n’est pas non plus un monde merveilleux où tout va bien. C’est aussi un monde impitoyable où les organisations se jalousent parfois. La bonne volonté et le désir d’aider, c’est comme tout le reste, cela s’organise et cela se contrôle. La semaine dernière, des révélations du site BuzzFeed mettaient en cause le WWF. Le site, accuse de violer les droits humains en Afrique et en Asie, et d’avoir recours à des méthodes parfois extrêmement limites. L’occasion pour L’ONG Survival International, de dénoncer une nouvelle fois, un “colonialisme vert occidental” de la part du WWF.

En début de mois, le WWF a été accusé d’avoir soutenu des actions violentes de paramilitaires en lutte contre le braconnage en Asie et en Afrique. Il semblerait, que les choses aient un peu dérapé et que des exactions inexcusables aient été commises. Même, si le but général, d’agir contre la dégradation du monde animal, peut apparaître louable, certaines méthodes sont inexcusables. Parmi elles, la création et la subvention de milices privées par l’ONG World Wildlife Fund (WWF), ne peuvent pas laisser indifférentes.

Depuis plusieurs années, plus de 100 témoignages convergent pour signaler les sévices commis sur les populations autochtones par les écogardes. Déjà en 2015, Survival International se tournait vers l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour incriminer le WWF pour violences et sévices commis envers les Baka, un peuple forestier vivant en Afrique centrale. De nombreux rapports et enquêtes dénonçant le non-respect des droits de l’homme ont, à de nombreuses reprises, été portés à la connaissance du WWF par Survival international.

De son côté, WWF ne nie pas avoir eu recours exceptionnellement à des écogardes, mais elle précise que “depuis 2009, tout financement direct ou même indirect a été interrompu”. De plus, l’ONG réfute l’appellation de milices privées dites paramilitaires.

Survival International reproche en fait à WWF d’agir sans vraiment tenir compte des spécificités du terrain et des populations présentes. Parfois, le WWF passe outre le consentement des communautés concernant les projets de protection de la nature sur leurs territoires ancestraux. Le résultat globalement positif d’une ONG, au niveau mondial, ne la dispense pas de devoir rendre des comptes au niveau local, suivant les cas.

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Plus globalement, il serait judicieux pour les grandes organisations de protection de la nature de vérifier, que les projets respectent bien les standards de l’ONU et de l’OCDE, avant de les financer. La protection de la nature ne doit pas devenir l’occasion de vol de territoires autochtones. Même si leurs techniques et leurs pratiques peuvent à l’occasion être devenues contraire à la protection de la faune et la flore, les tribus autochtones n’ont en général pas grand-chose à apprendre de nous, pour défendre l’environnement leur espace naturel.

Ils doivent faire partie de la solution, une mise à l’écart reviendrait une nouvelle fois à une sorte de nouveau colonialisme, ou l’homme blanc vient expliquer au sauvage comment il faut protéger la nature. En attendant, de nombreux peuples doivent être plein de perplexité en regardant ces ONG se battre entre elles, au lieu de s’unir pour les aider.

Crédit photo : wwf

 

 

 

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