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L’Arabie Saoudite met en place la ‘taxe sur les péchés”

le 15 juin 2017 à 11:53 

Cette taxe, le gouvernement français, pourtant si prompt à en créer, ne l’a pas encore imaginée. Il s’agit d’une « taxe sur les péchés » qui va sévir en Arabie Saoudite. Plus précisément, cette nouvelle taxe introduite dans le royaume, concerne les cigarettes et les boissons sucrées. Bien sûr, il s’agit tout d’abord, de prendre soin d’un problème sanitaire majeur au sein de la jeunesse saoudienne. Comme pour les autres pays, il faut aussi faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État.
Victime de la baisse du pétrole, et donc d’une manne d’argent qui baisse, l’Arabie Saoudite va, elle aussi voir apparaître sur les paquets, des messages de prévention sur les effets de la cigarette. Quant aux boissons sucrées, elles seront taxées à 50 %. Les nouvelles taxes ont été annoncées par l’autorité générale de la zakat (aumône légale) et des impôts. Fatiha Dazi-Héni, politologue spécialiste de la péninsule Arabique explique, « ces mesures d’austérité font partie d’un ensemble plus large, vision 2030, qui comprend également la création d’une TVA à 5 % en 2018 ».
C’est une nouveauté pour les habitants, qui jusque-là, vivaient dans un monde où la taxe n’existait quasiment pas. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin paraît-il, or l’État saoudien dépend à 90 % des revenus pétroliers et pour maintenir son niveau de vie, le royaume a besoin d’un baril à 85 dollars. Problème, actuellement le brut plafonne à 46 dollars. Le pays n’a donc plus les moyens de sa politique.
Comme tout pouvoir fort, la paix sociale est maintenue à grands coups d’avantages financiers et pratiques. Cependant, à la différence de ses voisins, comme le Qatar, les Émirats arabes unis ou le Koweït, le pays est relativement peuplé, avec 31,5 millions d’habitants, et donc maintenir un climat social calme et non-revendicatif coûte très cher. L’Etat entretient un énorme service public qui emploie plusieurs millions de personnes. Les Saoudiens bénéficient d’une éducation et d’un service de soins gratuits, et ils profitent de nombreuses subventions, qui commencent d’ailleurs à être supprimées.
A la place, il faudrait peut-être réduire les dépenses fastueuses, éviter les abus, faire une meilleure répartition et introduire un peu plus de démocratie peut-être…et puis quoi encore ?
Crédit photo : anna.gyarmati

 

 

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