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James Bond, un verre ne suffit pas 



le 16 décembre 2018 à 6:41 

James Bond, c’est des cascades et des bagarres époustouflantes, des décors exotiques et des filles superbes, mais c’est aussi un scénario simpliste et manichéen, de très nombreux morts et beaucoup d’alcool. C’est ce qui a, une nouvelle fois, amené des chercheurs de l’université d’Otago (Wellington, Nouvelle-Zélande), associés à un chercheur de l’université d’Oxford (Royaume-Uni), à analyser le comportement de buveur de celui, qui est au service de sa majesté à travers sa filmographie.

Le diagnostic est tombé. James Bond semble avoir un permis de boire et souffre d’une addiction sévère à l’alcool. Les auteurs ont dénombré 109 séquences où on le voit avaler une boisson alcoolisée à travers la filmographie de l’agent 007. Pour les beaux yeux du marketing, il s’oblige, dans ses 24 films à favoriser la présence de différents alcools. Le spectre de l’addiction rode telle une pieuvre, qui fixe de son œil d’or et empêche de dire “No”.

Si l’on détaille un peu plus, les chercheurs néo-zélandais rapportent que l’agent 007 boit en moyenne 4,5 fois dans chaque film, au minimum à 2 reprises, parfois dans 9 scènes. Sa préférence va vers les cocktails et autres spiritueux pour 55 % de l’alcool consommé. Il a un penchant certain pour le Vesper Martini, “secoué, pas mélangé”, dont il donne la recette au barman dans Casino Royale (2006). Si l’on note une constante consommation de Martini, l’espion britannique, affectionne également le champagne. Par contre, il boit rarement de la bière, certainement jugée “pas assez chic”. Certainement, la raison pour laquelle il ne boit pas non plus de pastis, ou de Suze cassis par exemple.

A noter un cas extrême, une scène dans laquelle Bond a consommé 24 unités d’alcool (six Vesper), ce qui correspond à un pic d’alcoolémie de 3,6 grammes d’alcool par litre de sang, un taux dépassant le seuil du coma éthylique (3 g/l). Bizarrement, malgré les doses ingurgitées, les effets ne sont pas vraiment visibles et il parvient à se battre contre plusieurs ennemis, conduire un bolide, et même être performant au lit, alors que ce cas, serait très “Dangereusement votre”, et que vous seriez déjà en train de “hurler” dans les toilettes.

Les chercheurs, ont utilisé les critères du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, pour poser leur diagnostic, en se basant sur son comportement. La conclusion met en évidence, que James Bond remplit 6 des 11 critères d’addiction à l’alcool.

La résistance de l’espion britannique aux effets de l’alcool, fait penser hélas, qu’elle est le fruit d’une habitude. On dénote, dans certaines séquences, des aveux d’impuissance face à la décision d’arrêter et de se dire “jamais plus jamais”. La consommation d’alcool, entraîne parfois un manquement à des obligations majeures au travail et il sera déclaré inapte pour le service selon un rapport interne du MI6. Il boit sur les lieux de travail, son bureau par exemple, alors qu’il sait avoir un problème physique ou psychologique susceptible d’être exacerbé par l’alcool. Tout cela, engendre un état dépressif, qui l’oblige à coucher avec de superbes femmes pour se sentir moins seul.

Rassurez-vous, même lorsqu’il consomme de très grandes quantités de boissons alcoolisées et parfois mélangés à des médicaments, le lendemain, son foie l’ayant entièrement métabolisé, l’agent secret est de nouveau parfaitement opérationnel, et reste comme les diamants, éternel.

Crédit photo : Christopher-Zurcher.

 

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