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L’éducation, un enjeu économique

le 18 juillet 2011 à 16:10 

Ces derniers temps, les débats sur le baccalauréat remettent sur le devant de la scène la question de l’éducation en France.

Préoccupation principale des parents, sujet favori des sociologues, l’éducation devient également un enjeu économique majeur. En effet, avec l’effectif grandissant des classes qui va certainement augmenter de nouveau avec les suppressions de postes, une porte s’ouvre sur le marché pour laisser la place à des formes alternatives d’enseignement. Si beaucoup de foyers se tournent vers les établissements privés, un grand nombre d’entre eux choisissent également le recours aux organismes de cours particuliers. Le marché du soutien scolaire connaît de ce fait une progression continue depuis le début des années 2000, avec une croissance annuelle de 2 à 3%.

De nouveaux acteurs apparaissent alors sur ce marché, menaçant l’hégémonie des entreprises que sont Acadomia, Complétudes Keepschool, Profadom, et les Cours Legendre (ces 5 compagnies détiennent un tiers du marché à elles seules). A titre d’exemple, nous pouvons prendre le cas de My Studies, un organisme créé il y a peu par une ancienne élève d’HEC qui a su prendre le train en marche. En effet, l’école en question fait partie de ces établissements qui prennent en compte les demandes des consommateurs. Ainsi propose-t-elle des cours dispensés par des professeurs dont on connaît le recrutement : la transparence est ici de mise. Une étude approfondie du marché du soutien scolaire met en avant une inquiétude principale des consommateurs : ils ne savent rien sur les compétences des professeurs, notamment parce qu’ils ne savent pas les critères de sélection de ces professeurs.

L’asymétrie d’informations, comme sur tout marché, effraie. En réalité, Acadomia et les autres grands groupes donnent plus de détails qu’il n’y paraît : les intervenants doivent avoir validé une licence, donc avoir un niveau bac+3, et doivent passer un entretien avec une mise en situation. Mais comment juger réellement de leurs méthodes ? Les scandales qui ont éclaté au cours de l’année 2010 ont révélé un recrutement parfois abusif… L’école de soutien scolaire My Studies située dans Paris 16ème, comme d’autres écoles, permet de pallier cette asymétrie en utilisant la théorie du signal chère à Michael Spence. Ici les consommateurs savent que tel professeur sort d’HEC, tel autre de Centrale Paris, et ainsi de suite. De même, au Cours Thalès, on sait que les professeurs sont certifiés ou agrégés. Cela permet d’augmenter la confiance des parents, en leur proposant des professeurs qui connaissent les méthodes ad hoc pour réussir des examens et des concours, et qui ont par ailleurs une certaine proximité avec les élèves, notamment par l’âge, ou des professeurs qui sont de vrais enseignants.

Mais ce n’est pas la seule innovation de ce genre d’école. Le point central de leur offre est de dispenser les cours non pas à domicile mais dans les locaux-mêmes des organismes, ce qui n’était le cas que pour les stages intensifs de pré-rentrée ou de vacances scolaires dans les groupes plus « classiques ». Le capital « éducation » des élèves s’en trouve grandement augmenté : en effet, il est plus facile d’apprendre dans un espace dédié à l’étude que dans un environnement familier où toutes sortes de distractions sont présentes. Ainsi le 78 avenue R. Poincaré, dans Paris 16, regroupe les différentes salles de travaux dirigés et de cours de My Studies. Les fiches de cours et de méthodes y sont présentes, à la disposition des élèves. Une hotline scientifique a également été mise en place, pour permettre de répondre aux attentes ponctuelles des enfants. Dès lors, il est évident que la productivité d’une telle structure peut dépasser celle des acteurs habituels. Par ailleurs, le fait de cibler l’enseignement autour des trois matières scientifiques que l’on retrouve au lycée permet également d’augmenter la cohérence de l’école et des cours dispensés, ce qui offre à la fois la possibilité de faire plus aisément des ponts entre les matières pour le lycéen et, d’autre part, une meilleure compréhension, par le consommateur, d’une nouvelle forme d’entreprise.

Le marché du soutien scolaire est en pleine croissance, et cette croissance ne devrait pas cesser dans les années à venir. Il est alors bon de remarquer l’apparition de nouveaux acteurs sur ce marché, acteurs qui semblent mieux « coller » aux attentes des consommateurs en proposant des cours ciblés, avec des professeurs dont le recrutement est connu. Ce développement, principalement ancré en Île-de-France avec des écoles comme My Studies ou le Cours Thalès, ne saurait tarder à voir le jour sur le reste du territoire.

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Une réponse à “L’éducation, un enjeu économique”

  1. GUILLOIS 26 juillet 2011 13:07

    Je termine à l’instant la lecture de votre article.
    Ma question est simple, êtes vous le gérant de My Studies ou de Cours Thalès ?

    Je suis moi-même gérant d’une agence locale des COUS LEGENDRE, je peux certifier et j’invite tout ceux qui le souhaite à venir se rendre compte de nos méthode de recrutement.
    De plus, sachez que nous jouons la totale transparence avec nos clients, puisque le parcours de nos enseignants est une des principales informations que nous leur délivrons.

    Ce genre d’articles n’apporte rien de nouveau et est comme d’habitude truffé de clichés stigmatisant les acteurs principaux du marché.

    Je ne connait pas en détail les méthodes mes confrères, mais une fois pour toutes, mettez vous “à la page” !

    Pour terminer, je pense que la meilleure évaluation est notre “retour client” et notre taux de renouvellement et là, je peux vous dire que je suis détendu !

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