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Maroc : manifestations et contre-manifestations se suivent à Casablanca

le 18 juillet 2011 à 14:51 

Plusieurs milliers de personnes, dont des islamistes, ont manifesté dans plusieurs villes du royaume, alors des contre-manifestations ont eu lieu à Casablanca.

A Casablanca, dans le quartier populaire de Sidi Othmane, ils étaient quelques milliers à scander pacifiquement des slogans pour «une Constitution démocratique» et une «plus grande justice sociale.» Les militants du mouvement islamiste, Justice et bienfaisance, interdit mais toléré par les autorités, étaient présents parmi les manifestants du 20 février.

Né dans le sillage des révoltes arabes au début de l’année, le Mouvement du 20 février regroupe, en plus des islamistes du groupe Justice et bienfaisance, important mouvement illégal mais toléré, des «cybermilitants» indépendants et des militants d’extrême gauche. «DST (les renseignements marocains) dégage», «Non au cumul du pouvoir et de la fortune», «Vive le peuple», scandaient les manifestants. Des centaines de contre-manifestants, brandissant des drapeaux et des portraits du roi Mohammed VI ont également manifesté au quartier Sidi Othmane.

Les jeunes du 20 février et les contre-manifestants étaient séparés par les forces de l’ordre qui se sont déployés massivement. Les contre-manifestants criaient : «Vive le roi !» et chantaient l’hymne national. A Rabat, la capitale, plus d’un millier de manifestants du Mouvement du 20 février et autant de contre-manifestants ont défilé pacifiquement à partir de la place Bab El Had, dans le centre ville. Des imams se disant «favorables à la Constitution», venus du sud du Maroc, ont manifesté pacifiquemnt à Rabat.

A Tanger, dans le Nord, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement dans le quartier Beni Makada pour «plus de démocratie et pour de meilleures conditions de vie». Les manifestations du Mouvement du 20 février se sont poursuivies même après l’adoption à plus de 98% par les Marocains d’une réforme constitutionnelle, le 1er juillet dernier. Le mouvement du 20 février avait appelé au boycott de ce référendum, à l’instar de trois petits partis de gauche et d’un syndicat. Le nouveau texte constitutionnel renforce les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement tout en préservant la prééminence politique et religieuse du monarque. Il prévoit également des réformes renforçant l’Etat de droit et l’indépendance de la justice.

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