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Yémen : Saleh accepte de quitter le pouvoir

le 19 mai 2011 à 0:04 

Enfin. Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis 32 ans et l’opposition trouvent un terrain d’entente. Les deux parties ont paraphé, hier, à Sanaa, le plan de transition élaboré par les pays membres du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) en présence d’Abdellatif al Zayani, le secrétaire général de ce Conseil.

Cet accord qui est légèrement différent de la mouture initiale, présentée le 21 avril dernier, prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai de 30 jours, le temps de lui assurer, selon Yahia Abou Ousboua, son conseiller, une immunité, tout comme à ses proches collaborateurs, la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et une élection présidentielle dans les 60 jours. Est-ce la fin des violentes manifestations qui n’ont pas cessé depuis le 21 février dernier (180 morts) et de la peur des Etats-Unis qui ont appelé jeudi «toutes les parties à signer ce plan immédiatement» de voir ce parent pauvre de la Péninsule arabique, se transformer en sanctuaire pour la branche yéménite d’Al Qaïda que dirige Anwar Al-Awlaki ? Peut-être.

Prudent, Ahmad al-Soufi, un conseiller du chef de l’Etat, fait état d’une «percée positive» et d’un «important progrès» dans les négociations entre les deux parties, soit le Congrès populaire général (CPG) le parti de Saleh et le Forum commun, l’alliance de l’opposition parlementaire, dont les partisans ont menacé samedi de recours «à l’escalade» si la mission de M. Zayani échouait.

Le calendrier exigé par le parti présidentiel pourrait remettre en question cet accord arraché à la dernière minute. Selon le porte-parole du parti présidentiel, Tarek Chami, le futur gouvernement présidé par l’opposition doit procéder, avant une démission du président, à la levée des sit-in, l’arrêt des manifestations populaires et la fin des défections dans l’armée. Cette requête est catégoriquement rejetée par l’opposition, qui estime que les sit-in et les manifestations sont «un droit des citoyens, que personne ne peut contester».

«Dans ces conditions, le président Saleh a le droit constitutionnel d’aller jusqu’au bout de son mandat en 2013» et qu’il ne serait pas tenu de «démissionner si l’opposition ne remplissait pas ses obligations prévues par le plan du CCG», réplique le porte-parole du CPG. Selon des médias saoudiens, des réunions se tiendront à Ryad après la conclusion de cet accord de sortie de crise, entre le parti au pouvoir, l’opposition et leurs partenaires pour discuter de la mise en œuvre du plan. Sur le terrain, l’opposition ne décolère pas. Elle a observé, hier, une grève générale dans plusieurs villes du sud et de l’est du pays pour réclamer le départ immédiat du chef de l’Etat.

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Une réponse à “Yémen : Saleh accepte de quitter le pouvoir”

  1. alain75 23 mai 2011 11:34

    Je suis cette affaire au Yémen dès le début. Je suis admiratif de ce peuple pacifique et patient. mais jusqu’à quand avec un président qui revient sur ses promesses à chaque fois. Malgré la quasi-certitude que la crise allait se terminer avec cette initiative du golf, mais moi je doutais que le président yéménite allait nous sortir encore une de ses caprices à la dernier minute, et c’est exactement ce qui s’est passé. Malgré que l’opposition ait signé l’accord de transition samedi et avant le président yéménite comme il l’exigeait, hier il a demandé que l’opposition signe une deuxième fois… jusqu’à quand on va lui laisser passer ses caprices d’enfant gâté par le pouvoir de 33 ans… Il est temps qu’il soit balayé et présenté à la justice…

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