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Sahara occidental : chaîne humaine pour dénoncer le “mur de la honte” marocain

le 22 avril 2011 à 12:31 

Des centaines de Sahraouis et sympathisants de la cause sahraouie venus de plusieurs pays se sont rassemblés jeudi pour former une chaîne humaine près de la localité de Mahbès, dans les territoires libérés du Sahara occidental, en face du “mur de la honte”, pour dénoncer cet ouvrage symbolisant l’occupation marocaine.

Ces sympathisants de différentes nationalités (Italiens, Espagnols, Britanniques, Allemands, Argentins, Norvégiens, Cubains, Sud-Africains, Vénézuéliens, etc.) ont pris part à la manifestation pour dénoncer ce mur de sable d’une longueur de plus 2.000 km érigé par l’armée marocaine dans les années 80 et divisant le Sahara occidental en deux parties.

Ils se sont positionnés à environ 400 mètres, pour des raisons de sécurité, la distance les séparant du mur étant semée de mines antipersonnel placées par l’armée marocaine.

“Non à l’autonomie”, “l’indépendance du Sahara occidental est proche”, “pas d’alternative à l’autodétermination” sont parmi les slogans scandés par les participants à cette chaîne humaine, pour la plupart des universitaires et des membres d’ONG activant dans le domaine des droits de l’homme.

Durant leur rassemblement de protestation, les participants ont exigé la fin de l’occupation du Sahara occidental et dénoncé les graves violations des droits de l’homme commises par le Maroc dans les territoires occupés ainsi que le soutien que reçoit ce pays de la France.

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Qu’ils soient Espagnols, Britanniques, Italiens ou d’autres nationalités, ils portaient des tee shirts à l’effigie de martyrs sahraouis ou des tenues traditionnelles sahraouies pour exprimer leur soutien à la cause du peuple du Sahara occidental.

“Nous estimons que ce mur a été bâti pour un but bien précis qui est celui d’éviter que les médias internationaux ne décrivent les horreurs marocaines à l’encontre du peuple sahraoui. Il représente aussi un symbole de la répression”, a déclaré une universitaire espagnole, organisatrice de la “chaîne humaine 2011” dont le mot d’ordre est “Résistance et dignité”.

“Notre première action devant ce mur de la honte remonte à 2008. Des familles espagnoles viennent chaque année dans les camps pour partager le quotidien des réfugiés sahraouis et exprimer ainsi leur solidarité”, a-t-elle dit.

Elle a tenu a souligner que “la position du gouvernement espagnol, qui soutient le Maroc, ne reflète pas la position des Espagnols qui sont de tout cœur avec les Sahraouis”, ajoutant qu’une fois rentrés au pays, les universitaires présents à Mahbès organiseront des conférences pour dresser un état des lieux de la situation dans les camps et proposer des actions de solidarité.

Pour sa part, un professeur italien de droit à l’université de Bologne, a fustigé la position française “qui est loin d’être équilibrée”.

“Les droits de l’homme sont bafoués au Sahara occidental et ce mur représente un exemple choquant de répression et reflète tout à fait la colonisation du territoire. Tôt ou tard, ce mur de la honte tombera et nous resteront solidaires avec les Sahraouis jusqu’à ce qu’ils puissent exercer leur droit à l’autodétermination”, a affirmé Marco Balboni, qui mettra à profit son séjour dans les camps pour former des Sahraouis en matière de mécanismes internationaux de défense des droits de l’homme.

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2 Réponses à “Sahara occidental : chaîne humaine pour dénoncer le “mur de la honte” marocain”

  1. Younes 1 mai 2011 13:18

    Je dit à tous ces occidentaux de faire de même à Gaza, ou il ya un massacre chaque jour. Pourquoi ne le font il pas. J’aimerais bien avoir une réponse.

  2. parisien 22 avril 2011 14:32

    Depuis le début de la crise libyenne, le colonel Kadhafi a eu recours à des mercenaires venant de différents pays, notamment africains. Mais la nouveauté vient d’être révélée par le quotidien britannique The Daily Telegraph, qui affirme qu’une grande partie de ces mercenaires sont des membres du Polisario.
    En l’espace de deux mois, Kadhafi a dépensé plusieurs millions de dollars dans le recrutement de mercenaires, dont une bonne partie provient des camps de Tindouf, quartier général du front Polisario en Algérie, précise le quotidien britannique en citant des responsables de l’OTAN. Ces derniers ont obtenu les détails de la transaction de recrutement par le biais d’un ancien responsable du régime de Kadhafi qui vient de faire défection. Le dissident, dont l’identité a été gardée secrète par les officiers de l’OTAN, avait lui-même participé à la négociation de ce contrat et aux détails sur l’acheminement des mercenaires jusqu’en Libye. Ainsi, chaque mercenaire reçoit 10.000 dollars pour deux mois de combats dans les rangs des troupes fidèles au dictateur libyen, précise le dissident. Les mercenaires du Polisario sont convoyés jusqu’en territoire libyen grâce à l’entremise d’un certain Yeslem Beissat, ancien ambassadeur du Polisario en Algérie. Beissat a gardé de solides amitiés dans les services des renseignements militaires algériens, le redoutable DRS. Les responsables de l’OTAN ont également obtenu des informations confirmant que Kadhafi est toujours à la recherche de mercenaires recrutés chez les mouvements de la rébellion au Niger et au Mali, précise The Daily Telegraph.

    Par ailleurs, un responsable des services de renseignements italiens qui avait des liens étroits avec de nombreux dignitaires du régime de Kadhafi, a révélé avoir été auditionné par deux juges de la Cour Pénale Internationale. Les juges de la CPI se penchent actuellement sur la préparation d’une liste de noms qui seraient poursuivis pour crimes contre l’humanité en Libye. Quatre catégories de responsables présumés ont été retenues. Il y a d’abord Kadhafi et ses proches, y compris ses deux fils seif al-Islam et Khamis. Les noms des responsables qui supervisent les opérations militaires contre les civils ont également été retenus. La troisième catégorie comporte des intermédiaires, dont 3 Russes, 5 Italiens, un responsable du Polisario nommé Yeslem Beissat, 9 Algériens, 7 Nigérians et 74 Libyens. Enfin, les centaines de mercenaires qui participent à cette guerre contre les civils seront également retenus, même s’il est difficile d’établir leur identité à l’heure actuelle.

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