Top

Libye : En quête d’une sortie de crise

le 27 juin 2011 à 14:38 

Après l’annonce de Kadhafi de ne pas faire partie des négociations, les efforts se poursuivent pour mettre un terme à la situation de violence et d’instabilité politique que traverse le pays.

Deux ministres libyens, Ahmed Hijazi et Ibrahim Cherif, ministres respectivement de la Santé et des Affaires sociales, sont arrivés, hier à Djerba, dans le sud de la Tunisie, où ils ont rejoint le ministre des Affaires étrangères Abdelati al-Obeïdi engagé dans des négociations sur l’avenir de la Libye, a rapporté l’agence officielle tunisienne TAP. Les deux ministres ont rejoint le chef de la diplomatie libyenne, qui se trouve depuis quelques jours à Djerba “où il négocie avec plusieurs parties étrangères”, a ajouté l’agence sans autres précisions. M. al-Obeïdi était entré en Tunisie mercredi dernier. Il a passé la frontière tunisienne à plusieurs reprises récemment.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a indiqué hier que “des contacts ont lieu” entre représentants du régime libyen et rebelles, portant notamment sur le sort du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Par ailleurs, le président sud-africain Jacob Zuma a, au nom de l’Afrique, haussé le ton hier face à l’OTAN, soulignant qu’elle n’avait pas été mandatée par l’ONU pour conduire “l’assassinat politique” de Mouammar Kadhafi, alors que les rebelles avancent et sont à 50 km de Tripoli. Les médiateurs africains, dont M. Zuma, à l’issue de leur réunion à Pretoria, ont seulement annoncé que le dirigeant libyen avait accepté de ne pas faire partie des négociations sur la Libye pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis quatre mois.

Réuni hier à Pretoria, le comité des médiateurs de l’Union africaine (UA), composé de cinq chefs d’Etat – Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie – a passé en revue les efforts de médiation devant aider à un règlement de la crise libyenne. Mais d’emblée, le président Jacob Zuma a souligné la “préoccupation” du comité et de l’assemblée de l’UA devant les “bombardements continus de l’OTAN”, ajoutant que “la finalité de la résolution 1973 (de l’ONU, adoptée le 17 mars) était de protéger le peuple libyen et faciliter les efforts humanitaires”. “La finalité n’était pas d’autoriser une campagne pour un changement de régime ou un assassinat politique” de Mouammar Kadhafi, a souligné M. Zuma à l’ouverture de la réunion du comité. Les rebelles libyens avaient indiqué samedi soir attendre rapidement une offre de Kadhafi pour mettre fin à la guerre. Mais le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré hier que le colonel Kadhafi ne quitterait ni le pouvoir ni le pays.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas d'évaluation)
Loading...

N'hésitez pas à laisser un commentaire ...
et oh ! si vous voulez une image pour vous montrer avec votre commentaire, allez obtenir un Gravatar!





*

Bottom