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L’Équateur voudrait bien régler le cas Julien Assange

le 27 août 2018 à 18:01 

Deux pays, l’Équateur et la Grande-Bretagne discutent du sort d’un homme. Cet homme, c’est Julien Assange, le fondateur de WikiLeaks, réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres. Cette situation qui perdure depuis six ans, déjà pas évidente à la base, gêne de plus en plus l’Equateur. Le président équatorien Lenin Moreno s’est rendu cette semaine en Espagne et en Grande-Bretagne pour trouver une issue honorable pour tous à cette affaire.

Rappelons, que Julian Assange, un Australien de 47 ans, s’est réfugié en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède. Il était recherché dans ce pays, depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il a toujours niés et qui ne sont pour lui que des prétextes. Les poursuites en Suède ont été abandonnées en mai 2017. Cependant, la justice britannique a réitéré à la mi-février son refus de lever son mandat d’arrêt, car il n’avait pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution. En toile de fond, Julien Assange redoute qu’en fait les Anglais servent les intérêts de Washington qui veut le récupérer. En effet, s’il sort de l’ambassade, il risque d’être arrêté, puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Le président équatorien dans un entretien publié par le quotidien espagnol El Pais, a expliqué sa démarche, «nous devons trouver une issue pour lui. Une issue qui défende ses droits, principalement son droit à la vie, et qui dans le même temps donne à l’Equateur la possibilité de ne pas avoir ce qui, sans aucun doute, constitue un problème pour notre pays». Il faut signaler aussi, que les relations se sont dégradées depuis plusieurs mois entre l’Equateur et Julian Assange. Le pays est de plus en plus gêné par certaines prises de position de l’Australien, au niveau international.

Pour M. Moreno, une solution «idéale» serait que M. Assange accepte une «pénalité» pour avoir enfreint les conditions mises par la Grande-Bretagne à sa liberté sous caution, puis soit «extradé vers un pays où il ne court aucun danger».

Crédit photo : anabrambilla

 

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