Top

Les recours en justice de Nicolas Sarkozy ont été rejetés

le 28 mars 2019 à 5:10 

L’ex-président français, Nicolas Sarkozy, fait tout ce qu’il peut pour se sortir de ses différentes affaires qui le cernent depuis la fin de son mandat. Cependant, la justice reste inflexible, même devant un ancien président. Il sera donc bien jugé, pour des affaires de “corruption” et de “trafic d’influence”. Pour se consoler, il peut aussi se dire qu’il a gagné du temps, pour que l’affaire soit moins médiatique et se perde dans une actualité plus chaude.

En attendant, même s’il est lent, le calendrier de la justice suit imperturbablement son cours. La Cour d’appel de Paris, a rejeté le recours contre la décision des juges de le renvoyer devant le tribunal correctionnel. Les magistrats de la chambre de l’instruction, ont déclaré “irrecevable” l’appel de l’ancien chef de l’Etat contre l’ordonnance des juges d’instruction, qui l’ont renvoyé devant le tribunal correctionnel. Ils ont aussi refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par sa défense.

Bien sûr, du côté de Nicolas Sarkozy, on se veut rassurant, car tout ceci apparaît comme une des possibilités judiciaires. Nicolas Sarkozy, a encore la possibilité d’attaquer ces décisions devant la Cour de cassation et ses avocats ont fait savoir qu’il y a d’autres actions procédurales engagées par Nicolas Sarkozy, pour contester son renvoi devant le tribunal.

Nous pouvons faire confiance à l’entourage de l’ancien chef d’Etat et notamment son avocat historique Thierry Herzog, pour tout tenter afin de retarder l’échéance pénale. Tout y passe, tant sur le fond que sur la forme, il y a aussi les questions prioritaires de constitutionnalité, susceptibles d’entraver la marche de la justice ordinaire.

Il devient de plus en plus difficile de suivre le fil de tout cela. C’est justement le but recherché, d’un côté ralentir les procédures, et de l’autre côté, vis-a-vis de l’opinion publique, lasser tout le monde pour faire oublier les faits premiers, sous un amas d’autres bien plus anodins.

N’oublions pas que dans cette affaire, un certain monsieur “Bismuth” a téléphoné, pour se renseigner sur des procédures, dans lesquelles il était également mis en cause. Pour avoir quelques renseignements, il aurait fait miroiter à un haut magistrat, Gilbert Azibert, une retraite judiciaire dorée à Monaco. Le juge d’instruction Serge Tournaire, a précisé que la simple “proposition d’une récompense” suffit à caractériser le délit, “peu importe que l’avantage promis ait été effectivement obtenu”.

A partir de là, il faut se rappeler pourquoi, Monsieur Bismuth tenait à avoir ses renseignements. Il se trouve, que l’affaire avait été révélée dans des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog, interceptées à l’occasion de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007 où l’ex-président est notamment mis en examen pour “corruption passive”. Longtemps contestées par la défense, ses écoutes avaient été validées en mars 2016, par la Cour de cassation, après une âpre bataille judiciaire.

Crédit photo : Cyril Drouot

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas d'évaluation)
Loading...

N'hésitez pas à laisser un commentaire ...
et oh ! si vous voulez une image pour vous montrer avec votre commentaire, allez obtenir un Gravatar!





*

Bottom