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Législatives 2012 : Quel mode de scrutin en Algérie ?

le 31 mars 2012 à 13:38 

Des voix partisanes se sont élevées pour conforter la position de la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL) qui a préconisé le bulletin unique comme système de vote le 10 mai prochain.

Le Parti des travailleurs (PT) et le Front du changement (FC) ont appelé le ministère de l’Intérieur à adopter ce système qui garantira «l’honnêteté et la crédibilité» du scrutin de mai prochain. Toutefois, le département de Dahou Ould Kablia propose un bulletin pour chaque liste électorale. Un bras de fer va-t-il être engagé ?

Au cours d’un meeting animé à Guelma, la Secrétaire générale du PT, Mme Louisa Hanoune a estimé que le bulletin unique est «un minimum pour assurer une transparence et une crédibilité à l’opération» électorale.
Elle a appelé le ministère de l’Intérieur à adopter ce système de vote tel que défini par la CNSEL, estimant qu’un bulletin «comportant tous les candidats permettra d’éviter la fraude et facilitera l’opération du scrutin pour les personnes âgées et les analphabètes».

De son côté, le président du front du changement (FC), M. Abdelmadjid Menasra a, une nouvelle fois, plaidé en faveur du bulletin unique. Ce système de vote, a t-il dit, «garantira l’honnêteté du scrutin de mai prochain». Pour lui, ce bulletin unique, portant les noms et les numéros des listes électorales, «permettra de couper la route à certaines puissances d’argent qui se préparent à acheter les voix des électeurs».

Le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN) M. Djamel Benabdessalam avait, lui aussi, appelé le ministère de l’Intérieur à adopter le bulletin unique pour éviter la fraude. Le président du mouvement El Islah, M. Hamlaoui Akkouchi a également plaidé pour ce système de vote qui permettra, selon lui, de «réduire le risque de fraude et de faire économie d’argent». La commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL) avait, faut-il le rappeler, demandé d’instaurer ce système de vote lors des législatives du 10 mai.

Cette demande a été rejetée par le ministère de l’intérieur qui propose «un bulletin pour chaque liste électorale».

C’est d’ailleurs, ce qui a conduit la CNSEL à geler ses activités, en guise de protestation contre «la persistance» par le ministère de l’Intérieur à refuser cette proposition. Ce dernier juge «irréaliste» la demande de la CNSEL d’un «bulletin unique» englobant tous les partis en lice dans une même circonscription électorale.

Le directeur des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’intérieur a souligné que l’utilisation du bulletin unique lors de ce scrutin «pourrait mener à l’annulation de toutes les listes en cas de griffonnage», estimant que cette proposition «ne semble ni réaliste ni réalisable».

M. Talbi a expliqué les raisons du refus par le ministère de la proposition du «bulletin unique», se conformant à la réponse de M. Ould Kablia, par le fait que «l’impression des noms de tous les candidats sur un bulletin unique est contraire aux dispositions de l’article 52 de la loi électorale».

Dans sa réponse à la demande de la commission, le ministre a cité une série de problématiques qui se posent en cas d’utilisation du bulletin unique dont «l’impossibilité pour l’électeur d’exercer le droit au choix constitutionnel libre en raison de son incapacité à reconnaître les candidats», outre «l’inadaptation de la forme du bulletin à cocher au mode de scrutin de liste proportionnelle», et «l’inadaptation de la forme du bulletin aux dimensions de l’enveloppe utilisée et à l’ouverture de l’urne transparente».

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