Rapporté par Équipe éditoriale de Consejeros
Trois ans plus tard, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever ses taux directeurs de 25 points de base, de 2 % à 2,25 %. La décision repose avant tout sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient et sur la fermeture du détroit d’Ormuz.
« La hausse des taux d’intérêt officiels de la BCE s’est produite dans un contexte de stagflation. Cette décision visait également à éviter le risque de « prendre du retard ». Compte tenu de l’ampleur de la crise énergétique actuelle, il n’était pas possible de l’ignorer. Sans une hausse des taux, la hausse des anticipations d’inflation à court terme aurait pu commencer à influencer les attentes à long terme », explique Christian Hantel, responsable de la dette mondiale des entreprises chez Vontobel, à la suite de cette décision de la banque centrale.
Les taux d’intérêt officiels sont désormais proches du niveau neutre, ce qui laisse une certaine marge pour de nouvelles hausses avant qu’ils ne deviennent restrictifs.
« En fonction de la durée pendant laquelle le détroit d’Ormuz restera fermé et de la gravité avec laquelle la crise énergétique et la perturbation de la chaîne d’approvisionnement affectent l’Europe, il pourrait y avoir une nouvelle hausse en septembre. Toutefois, la faible dynamique de la croissance économique en Europe rend improbable un cycle prolongé de hausses de taux», ajoute Hantel.
Dans sa déclaration sur la préservation des options politiques, la BCE s’oppose aux attentes « bellicistes » du marché concernant deux nouvelles hausses de taux avant la fin de l’année.
« Nous restons d’avis que cette hausse est ponctuelle. Même s’il existe un risque évident de nouvelles hausses, notamment si la guerre avec l’Iran s’intensifie », conclut Felix Feather, économiste chez Aberdeen Investments.