Économie

L’offre de crédit dans la zone euro se resserre au deuxième trimestre 2026, tandis que la demande continue de baisser

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Publié par Matthieu Delpont

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L’offre s’est globalement contractée au deuxième trimestre 2026, avec un durcissement soit des critères d’octroi, soit des conditions appliquées, soit des deux, selon les segments.

Rapporté par Équipe éditoriale de Consejeros

Les résultats de l’enquête sur les prêts bancaires de la Banque centrale européenne (BCE) révèlent qu’au deuxième trimestre 2026, critères de prêt renforcés légèrement pour les financements des entreprises et les prêts aux ménages pour l’achat de biens immobiliers. maisonstout en restant stable dans le consommation et autres fins segment.

Par rapport aux attentes des banques il y a trois mois, l’évolution des conditions de prêt a été un peu plus favorable que prévuce qui serait lié à l’assouplissement des tensions au Moyen-Orient suite à l’annonce le 15 juin du mémorandum d’accord entre les États-Unis et l’Iran en vue d’une éventuelle résolution du conflit. Le pourcentage de demandes de crédit rejetées aurait légèrement augmenté pour les prêts à l’habitat, tout en restant quasi stable dans les deux autres segments.

Entre-temps, les conditions générales appliquées aux nouveaux prêts durcies dans les deux segments des ménages et est resté pratiquement inchangé dans le segment des prêts aux entreprises. Pour les prêts à la consommation et à d’autres fins, le resserrement aurait pris la forme de les taux d’intérêt augmententdu fait que les banques répercutent sur les prix les coûts de financement plus élevés qu’elles ont supportés, sans que cela n’affecte les marges appliquées. Dans le cas des prêts au logement, outre une hausse des taux d’intérêt, certaines institutions ont également enregistré une augmentation modérée des marges appliquéestant pour les prêts standards que pour les prêts à risque plus élevé. Selon les banques, la hausse des marges serait due à un perception de risques plus élevés, même si l’impact a été partiellement atténué par la concurrence féroce sur ce segment.

Demande de crédit

Au deuxième trimestre 2026, la demande de crédit a connu des baisses modérées dans deux des trois segments analysés. Elle a diminué dans le segment du financement des entreprises, touchant un peu plus les PME que les grandes entreprises et, en termes de durée des prêts, la baisse a été un peu plus forte pour les prêts à long terme que pour les prêts à court terme. L’autre segment où la demande a chuté entre avril et juin est celui des prêts hypothécaires, tandis que la demande de prêts à la consommation et autres est restée largement inchangée. L’évolution de la demande semble avoir été, comme dans le cas des critères de crédit, moins négatif que ce que les banques avaient prévu il y a trois mois.

Selon les banques interrogées, une baisse des investissements en capital fixe et des taux d’intérêt plus élevés sont considérés comme les facteurs à l’origine de la baisse de la demande de prêts des entreprises. Pendant ce temps, le pires perspectives pour le marché immobilier et, dans une moindre mesure, une plus grande utilisation des fonds propres et une augmentation des prêts accordés par d’autres institutions, On pense que cela explique la baisse des demandes dans le segment des prêts hypothécaires aux ménages.

Perspectives pour le troisième trimestre

Pour le troisième trimestre 2026, les institutions financières interrogées anticipent une durcissement modéré des critères de prêt pour les prêts aux ménages, tandis que les prêts aux entreprises devraient rester inchangés. En ce qui concerne la demande, les institutions s’attendent à de nouvelles baisses dans les trois segments.